LE MOT DU PRÉSIDENT - DÉCEMBRE 2020 -

Chers amis adhérents et sympathisants,

En ces temps difficiles je tiens à vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année pour vous et vos proches.

 La COVID 19 nous rappelle, par sa quotité, qu’elle occupe nos esprits et nos corps depuis plus d’un an. Faut-il désespérer ? Non. Les vaccins arrivent dans une dynamique coordonnée par l’Union Européenne (UE), tant sur le plan de l’évaluation scientifique que sur le plan des achats et de la mise à disposition des États.

Cette réponse, je la puise également dans notre raison d’être au mouvement Européen en constatant, qu’une fois encore, la raison et la responsabilité ont prévalu au sommet qui a réuni, les 10 et 11 décembre, les vingt-sept chefs d’État et de gouvernement de l’UE. La Pologne et la Hongrie ont levé leur veto après avoir accepté un compromis proposé par l’Allemagne, qui assure la présidence de l’UE jusqu’à la fin de l’année. Les dirigeants des vingt-cinq autres États membres ont à leur tour accepté ce compromis.

Le plan de relance, accroché au budget pluriannuel, pourra donc être lancé à partir de 2021, pour un total sans précédent de 1 800 milliards d’euros, après avoir été approuvé par les Parlements nationaux. C’est un énorme saut qualitatif pour la construction européenne, six mois après l’adoption de ce plan exceptionnel puisqu’il crée, pour la première fois, une dette commune. Plus solidaire, l’Europe est désormais aussi plus intégrée.

Ce n’est pas le seul résultat de ce Conseil européen. Les Vingt-Sept se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 55 % » d’ici à 2030 par rapport au niveau de 1990, contre – 40 % précédemment, afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050.

Les Vingt-Sept ont aussi surmonté leurs divisions pour décider de sanctionner les « actions illégales et agressives » de la Turquie en Méditerranée.

Aucune de ces décisions n’a été prise facilement. Aucun de ces compromis n’est totalement satisfaisant ni suffisamment ambitieux. Mais c’est ainsi qu’avance l’Europe à vingt-sept. Et si ses dirigeants ont réussi à la faire avancer en cette année particulièrement éprouvante, c’est parce qu’ils ont eu conscience de l’absolue nécessité de l’Union.

Je souhaite que la raison qui a prévalu à l’issue de cette semaine cruciale soit également partagée dans l’autre défi à relever à présent : celui du Brexit.

Nous nous retrouverons l’an prochain pour notre Assemblée générale le 28 janvier prochain, si tout va bien, pour continuer à préparer l’Université d’automne du ME-France à Vannes du 08 au 10 octobre 2021.

Bien amicalement, avec la prudence et le sens des responsabilités que nous partageons.


Christian Tabiasco

   Président du mouvement Européen du Morbihan

 

ctabiasco@yahoo.com

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