LA DÉCLARATION SCHUMAN DU 09 MAI 1950

 

 

 

Le Mouvement Européen du Morbihan souhaitait, en partenariat avec la Maison de l’Europe du Morbihan, en commémorer le 70ième anniversaire avec un éclat particulier cette année à Vannes et l’appui total du Maire. Les circonstances ne le permettent pas. Nous le regrettons d’autant plus que Robert SCHUMAN a présidé le Mouvement Européen International de 1955 à 1961.

 

« La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent...L'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d'abord une solidarité de fait...Le gouvernement français propose de placer l'ensemble de la production franco-allemande de charbon et d'acier sous une Haute Autorité commune (la Communauté européenne du charbon et de l’acier, CECA)...Ainsi sera réalisée simplement et rapidement la fusion d'intérêts indispensable à l'établissement d'une communauté économique qui introduit le ferment d'une communauté plus large et plus profonde entre des pays longtemps opposés par des divisions sanglantes»

 

 C’est, entre autres, par ces mots forts et clairs que Robert SCHUMAN, ministre des Affaires étrangères, interpellait les consciences, le 09 mai 1950.

 

Robert SCHUMAN, s’il n’est pas le premier homme politique Français de haut rang à s’exprimer clairement pour un fédéralisme européen, il est le premier à, obtenir une réalisation concrète, qui plus est entre deux ex-ennemis, et la mise en place d’une autorité supranationale, la haute Autorité.

 

L’Union européenne est devenue depuis une réalité tangible, unique dans l’histoire de l’humanité en rompant avec la diplomatie des alliances défensives se transformant en ferments des guerres.

 

Les compétences directes ont souvent été guidées par la nécessité. L’exemple de l’agriculture est édifiant. La PAC répondait, après-guerre, à la prise de conscience que nos agricultures de subsistance ne pouvaient pas répondre aux exigences quantitatives et surtout qualitatives des consommateurs.

 

Aujourd’hui l’UE a su rapidement prendre les mesures de soutien, à l’économie notamment, ainsi que pour la santé pourtant en dehors de son champ de compétence.

 

Il appartient désormais aux États de réaliser la « Communauté européenne de la santé » déjà proposée par Antoine PINAY, Robert SCHUMAN et Jean MONNET en septembre 1952.

 

Quelle est la valeur ajoutée de la souveraineté nationale exclusive ? Les allemands ont deux fois plus de lits de réanimation pour 1000 habitants que nous, pour la même dépense relative de PIB. Cela détruit au passage les fausses affirmations des détracteurs de l’UE. La Commission n’exige aucune économie dans la santé ni n’impose, d’ailleurs, aucune politique de désindustrialisation (cf. là aussi l’Allemagne ou l’Italie du Nord).Elle met en œuvre les décisions prises par les chefs d’État et le Parlement.
Alors, nous citoyens européens, exigeons que soient mises en commun les meilleures idées dans ces domaines prioritaires que sont les relocalisations agricoles et industrielles ainsi que la santé.

 

L’Europe continuera à se faire « par des réalisations concrètes créant des solidarités de fait ». La déclaration SCHUMAN n’a pas pris une ride.

 

 

 

Le Mouvement Européen Morbihan

 

www.mouvementeuropeenmorbihan.com